Mercredi 31 Decembre 2025

Maroc : léger ralentissement de la croissance au troisième trimestre

marché financier marché boursier marocain actualités marchés financiers info finance

L’arrêté des comptes nationaux du troisième trimestre 2025 fait ressortir une décélération de la croissance économique nationale, qui s’est établie à 4% contre 5% à la même période de l’année 2024. Les activités non agricoles ont enregistré un ralentissement, avec une croissance de 3,8% au lieu de 5,7%, tandis que celles du secteur agricole ont connu une hausse de 4,4%, après une baisse de 5,1%. Cette croissance a été portée par la demande intérieure, dans un contexte marqué par une inflation maîtrisée et des besoins de financement accrus de l’économie nationale.

 

Ralentissement de la croissance économique

La valeur ajoutée du secteur secondaire en volume, corrigée des variations saisonnières (cvs), a enregistré un ralentissement de son rythme de croissance passant de 6,9% au même trimestre de l’année 2024 à 3,8%. Cette évolution est due à la décélération des taux de croissance des valeurs ajoutées des activités :

  • du bâtiment et travaux publics à 5,6% au lieu de 6,8% ; 
  • des activités de l’industrie d’extraction à 5,2% au lieu de 14% ;
  • des industries de transformation à 2,6% au lieu de 6,6%;

en dépit de l’accélération enregistrée par les activités de l’électricité et de l’eau, dont la croissance est passée de 4,6 % à 5,9 %.

La valeur ajoutée du secteur tertiaire, de son côté, a enregistré une décélération de son taux de croissance, passant de 5% au même trimestre de l’année 2024 à 4,2 % au cours de ce trimestre. Cette évolution a été marquée par le ralentissement des activités :

  • de l’hébergement et la restauration, à 7,4% au lieu de 12,3%;
  • des services financiers et assurances, à 6,8% au lieu de 7,9%;
  • des services de l’éducation, de la santé et des activités d’action sociale, à 5,7% au lieu de 6,8%;
  • du transport et entreposage, à 3,5% au lieu de 7,5%;
  • du commerce et réparation de véhicules, à 3,2% au lieu de 4,7% ;
  • de la recherche et développement et des services rendus aux entreprises, à 2,8% au lieu de 4,3%;
  • de l’information et la communication, à 1,5% au lieu de 2,2% ;

et de l’amélioration des activités :

  • des services rendus par l’administration publique générale et la sécurité sociale, avec 4,8% au lieu de 4,3%;
  • des services immobiliers, avec 0,9% au lieu d’une baisse de 1,7%.

De ce fait, la valeur ajoutée du secteur non agricole a connu un ralentissement de son taux de croissance passant de 5,7% au troisième trimestre de l’année 2024 à 3,8% durant ce trimestre.

Par ailleurs, La valeur ajoutée du secteur primaire a enregistré une augmentation de 2,6% au troisième trimestre 2025, contre une baisse de 4,2% au cours de la même période en 2024. Cette évolution résulte de la hausse de l’activité agricole, à 4,4 % au lieu d’une baisse de 5,1% l’année précédente, et de la baisse de l’activité de la pêche, à (−24,4%) au lieu d’une hausse de 13,4 %.

Dans ce contexte, et compte tenu de l’accroissement des impôts sur les produits nets des subventions à 4,8% au lieu de 9,9%, le Produit Intérieur Brut en volume, corrigé des variations saisonnières, a affiché un accroissement de 4% au lieu de 5% durant le troisième trimestre de l’année précédente.

Ralentissement remarquable du niveau général des prix

Aux prix courants, le PIB a connu, au troisième trimestre 2025, une hausse de 5,7%, au lieu de 8,7% une année auparavant, dégageant ainsi un ralentissement du niveau général des prix à 1,7% au lieu de 3,7% le même trimestre de l’année précédente.

Forte hausse de la demande intérieure

La demande intérieure a progressé de 7,6% au troisième trimestre 2025 au lieu de 5,9% la même période de l’année 2024, contribuant ainsi pour 8,3 points à la croissance économique nationale au lieu de 6,5 points.

L’investissement brut (formation brute de capital fixe ; variation des stocks et acquisition nette d’objets de valeurs) a enregistré une forte hausse de 15% au lieu de 11,8% la même période de l’année précédente, contribuant à la croissance de 4,6 points au lieu de 3,5 points.

De son côté, les dépenses de consommation finale des ménages ont affiché une hausse de 3,9% au lieu de 3% le même trimestre de l’année précédente, contribuant pour 2,3 points à la croissance contre 1,8 point.

Par ailleurs, la consommation finale des administrations publiques a connu une augmentation de son taux d’accroissement passant de 5,5% au troisième trimestre 2024 à 7,4%, contribuant pour 1,3 point à la croissance au lieu de 1 point.

 

Contribution négative des échanges extérieurs

Au niveau des échanges extérieurs, les importations de biens et services en volume ont augmenté de 15,3%, contre 11,1% au cours de la même période en 2024, entraînant une contribution négative à la croissance de 7,7 points, contre (−5,8) points l’année précédente. Les exportations ont, quant à elles, ralenti, avec un taux de croissance passant de 10,1% au troisième trimestre 2024 à 8,2%, représentant une contribution à la croissance de 3,4 points, contre 4,3 points l’année précédente.

Dans ce contexte, les échanges extérieurs de biens et services ont dégagé, au troisième trimestre 2025, une contribution négative à la croissance de 4,3 points, contre (−1,5) point au même trimestre de l’année précédente.

Articles qui pourraient vous intéresser

Mercredi 23 Septembre 2026

OCDE : La croissance mondiale attendue à 2,9% en 2026

Mardi 22 Septembre 2026

Bank Al-Maghrib abaisse ses prévisions de croissance et d’inflation pour 2026

Samedi 12 Septembre 2026

Maroc: La croissance économique prévue à 4,1% en 2027

Lundi 20 Juillet 2026

Maroc : La croissance économique attendue à 4,8% en 2026 avant de ralentir à 3% en 2027

S'inscrire à la Newsletter Boursenews

* indicates required