Cosumar a réalisé un chiffre d’affaires consolidé de 4,825 milliards de dirhams au premier semestre 2026, contre 5,362 milliards de dirhams un an plus tôt, soit un recul de 10%. Le groupe fait toutefois état d’une amélioration de la dynamique commerciale et logistique au deuxième trimestre, qui a permis de rattraper une partie du décalage des volumes enregistré en début d’année.
Sur le seul deuxième trimestre, le chiffre d’affaires s’établit à 2,619 milliards de dirhams, en baisse de 2,8% sur un an, après un recul de 17,3% enregistré au premier trimestre. Cette normalisation progressive des volumes s’est appuyée sur la mobilisation des capacités industrielles et logistiques du groupe après les perturbations temporaires des chaînes portuaires et logistiques.
L’activité a également été pénalisée par la baisse des cours mondiaux du sucre blanc et du sucre brut au deuxième trimestre, générant un effet prix défavorable sur le chiffre d’affaires, notamment à l’export.
L’endettement net monte à 2,33 milliards de dirhams
À fin juin, l’endettement net consolidé ressort à 2,333 milliards de dirhams, contre 1,608 milliard de dirhams un an auparavant, soit une hausse de 45,1%. Cosumar explique cette évolution principalement par l’augmentation des besoins de financement de la campagne agricole, liée notamment à la progression des superficies semées en betterave et plantées en canne.
Les investissements réalisés au premier semestre atteignent pour leur part 78 millions de dirhams, contre 92 millions un an plus tôt. Ils ont principalement porté sur la poursuite des programmes de mise à niveau et de maintenance de l’outil industriel.
Une campagne sucrière affectée par les inondations
La production nationale de sucre blanc issue de la campagne agricole 2026 s’établit à 240.000 tonnes, contre 280.000 tonnes lors de la campagne précédente, dans un contexte marqué par les inondations ayant affecté les régions du Gharb et du Loukkos. Le groupe souligne toutefois une progression d’environ 15% des rendements de la canne à sucre, soutenue par l’amélioration des disponibilités hydriques.
Pour la suite de l’exercice, Cosumar indique que l’amélioration du remplissage des barrages renforce la visibilité sur les prochaines campagnes agricoles, avec une perspective de plus de 60.000 hectares de cultures sucrières dès la campagne 2026/2027. Le groupe estime également que la normalisation progressive du trafic portuaire au second semestre devrait lui permettre de s’inscrire dans les objectifs du budget 2026.