Les tensions entre les États-Unis et ses alliés au sein de l'Otan ne cessent de se tendre après que le président américain Donald Trump a déclaré mercredi à Reuters qu'il envisageait "absolument" de retirer son pays de l'alliance, en raison du refus des pays européens d'envoyer des navires pour débloquer le détroit d'Ormuz.
Donald Trump a déclaré à Reuters qu'il exprimera son "dégoût" vis-à-vis de l'Otan dans le discours qu'il doit prononcer dans la soirée - soit au cours de la nuit pour l'Europe - en prévenant qu'il envisage "absolument" de retirer les États-Unis de l'alliance transatlantiqu
Les propos tenus mercredi par Donald Trump sont intervenus quelques heures seulement après que son secrétaire à la Défense, Pete Hegseth, a refusé de réaffirmer l'engagement des États-Unis envers la défense collective de l'Otan, un concept clé de l'alliance.
L'Otan, qualifiée à plusieurs reprises de "tigre de papier" par le président américain, regroupe des pays européens, les États-Unis et le Canada. L'alliance a été créée en 1949 dans le but de contrer la menace d'une attaque soviétique et constitue depuis lors la pierre angulaire de la sécurité occidentale.
Les experts avertissent depuis longtemps que des propos suggérant que les États-Unis pourraient ne pas honorer leurs engagements envers l'Otan pourraient encourager la Russie à tester la capacité des membres de l'Otan à appliquer l'Article 5 de l'alliance, qui stipule qu'une attaque armée contre un État membre est une attaque contre tous.
La France a été l'un des premiers membres européens de l'Otan à réagir, sans toutefois aborder directement la menace de Trump de quitter l'Otan.
"Je tiens à rappeler ce qu'est l'Otan. C'est une alliance militaire oeuvrant pour la sécurité de la zone euro-atlantique. Elle n'a pas vocation à mener des opérations dans le détroit d'Ormuz, ce qui constituerait une violation du droit international", a déclaré mercredi Alice Rufo, ministre déléguée auprès de la ministre française des Armées, lors de la conférence Guerre et Paix à Paris.
Averc Reuters