Les contrats à terme sur l’aluminium ont grimpé à près de 3.550 dollars la tonne en avril, atteignant leur plus haut niveau depuis mars 2022, dans un marché fortement perturbé par les tensions géopolitiques autour du détroit d’Ormuz.
Si les métaux sont généralement exposés à des risques de baisse liés aux anticipations d'affaiblissement de la demande, la flambée des prix de l'énergie menaçant de ralentir la croissance économique mondiale, l'aluminium a dévié de cette tendance en raison des perturbations de l'approvisionnement.
La région du Golfe, qui représente environ 9% de la production mondiale d’aluminium primaire, joue un rôle central dans cet équilibre. Or, les expéditions ont été lourdement affectées depuis la fermeture du détroit fin février, créant des tensions croissantes sur les chaînes d’approvisionnement.
La situation s'est aggravée après que l'Iran a ciblé deux fonderies régionales, Emirates Global Aluminium, le plus grand producteur de la région, interrompant ses activités dans son usine d'Al Taweelah. Les tensions sur le marché se sont clairement traduites par un déport croissant au London Metal Exchange.