Les cours du pétrole poursuivent leur flambée. Le brut WTI a bondi de plus de 4,5% vendredi pour s’établir autour de 106 dollars le baril, portant sa hausse hebdomadaire à près de 11%, alors que le détroit d’Ormuz demeure de facto fermé, ravivant les craintes sur l’approvisionnement mondial.
Les tentatives de désescalade du conflit restent dans l’impasse, tandis que les perturbations continuent de secouer les marchés énergétiques et d’alimenter les anticipations inflationnistes.
Le président américain Donald Trump a multiplié les déclarations contradictoires sur le dossier. Après avoir affirmé que les États-Unis n’avaient pas besoin de la réouverture du détroit, il a ensuite déclaré aux côtés du président chinois Xi Jinping vouloir maintenir « les détroits ouverts ».
De son côté, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) a averti cette semaine que le marché pétrolier pourrait rester fortement sous-approvisionné jusqu’en octobre, même dans l’hypothèse d’un arrêt des combats dès le mois prochain.
Dans ce contexte, les stocks de pétrole continuent de se réduire, tandis que le trafic maritime à travers le détroit d'Ormuz demeure extrêmement limité, seul un petit nombre de navires ayant réussi à quitter le golfe Persique depuis le début du conflit.