Les cours du pétrole poursuivent leur ascension ce vendredi, portés par l'intensification des tensions géopolitiques au Moyen-Orient et les craintes de perturbations de l'approvisionnement mondial. Le Brent a dépassé le seuil des 114 dollars le baril, se rapprochant de ses plus hauts niveaux depuis mai 2026.
Le Brent poursuit sa progression ce vendredi, franchissant la barre des 114 dollars le baril, un niveau inédit depuis le pic de 114,44 dollars enregistré le 4 mai dernier. Cette nouvelle hausse intervient dans un contexte de regain des tensions au Moyen-Orient, alimenté notamment par l'escalade des attaques houthies et la perspective de nouvelles frappes américaines contre l'Iran.
Les rebelles houthis du Yémen, soutenus par Téhéran, ont revendiqué de récentes attaques visant des installations stratégiques, notamment le port saoudien de Yanbu, situé sur la mer Rouge. Ces développements ravivent les inquiétudes concernant la sécurité des infrastructures énergétiques et des routes maritimes essentielles au commerce pétrolier mondial.
Parallèlement, des informations évoquant la préparation de nouvelles opérations militaires américaines et israéliennes contre l'Iran, potentiellement après les élections américaines de mi-mandat prévues le mois prochain, accentuent la nervosité des marchés. Les infrastructures énergétiques iraniennes pourraient notamment figurer parmi les cibles envisagées.
Dans ce contexte, les opérateurs restent particulièrement attentifs à l'évolution de la situation dans le détroit d'Ormuz, passage stratégique pour les exportations pétrolières du Golfe.
Toutefois, malgré la persistance des risques géopolitiques, les exportations de brut du Golfe persique ont rebondi, se rapprochant de leurs niveaux d'avant-guerre. Cette reprise des flux contribue à atténuer, dans une certaine mesure, les inquiétudes liées à une éventuelle contraction de l'offre mondiale.
Sur le front européen, les tensions demeurent également présentes. L'Ukraine a intensifié cette semaine ses attaques contre les raffineries russes, alors qu'un accord américano-russe sur les approvisionnements en diesel constitue un autre élément suivi par les marchés.
L'évolution des cours pétroliers reste ainsi étroitement liée aux développements géopolitiques, dans un environnement où les risques de perturbation de l'offre continuent de soutenir les prix.