Le prix du Brent s'est maintenu au-dessus de 88 dollars le baril lundi, conservant les gains de la semaine précédente, alors que les tensions au Moyen-Orient restent vives et que les marchés craignent de nouvelles perturbations de l'approvisionnement.
Ce week-end, Israël a mené de nouvelles frappes au Liban, faisant 11 morts, dont un haut commandant du Hezbollah. Ces développements entretiennent les inquiétudes concernant une nouvelle escalade régionale susceptible de peser sur l'offre pétrolière.
Du côté des relations entre Washington et Téhéran, le président américain Donald Trump prépare de nouvelles sanctions économiques destinées à accentuer la pression sur l'Iran, alors que son administration fait parallèlement face à des appels croissants en faveur d'une fin de la campagne militaire.
L'accord de cessez-le-feu intérimaire conclu entre les États-Unis et l'Iran doit officiellement expirer ce lundi. Dans le même temps, les négociations visant à mettre un terme au conflit et à rouvrir le détroit d'Ormuz restent au point mort.
Cette incertitude continue de soutenir les cours, le marché restant exposé au risque de nouvelles perturbations des exportations de brut en provenance du Moyen-Orient.
Malgré les tensions, des producteurs du Moyen-Orient continuent de faire transiter des millions de barils de pétrole brut par le détroit d'Ormuz, contribuant ainsi à contenir la progression des prix.
Sur le plan diplomatique, l'Iran et Oman semblent également se rapprocher d'un accord concernant la gestion du détroit d'Ormuz, bien que les États-Unis ne participent pas aux pourparlers.