Les principales Bourses européennes sont attendues sur un rebond lundi à l'ouverture, la baisse des cours du pétrole offrant un certain répit au début d'une semaine chargée avec une nouvelle vague de résultats d'entreprises et les décisions de politique monétaire des principales banques centrales.
Les contrats à terme signalent une hausse de 0,57% pour le CAC 40 parisien, de 0,37% pour le Dax à Francfort, de 0,52% pour le FTSE à Londres et de 0,36% pour le Stoxx 600.
Les cours du brut reculent légèrement après avoir progressé de plus de 6% la semaine dernière et atteint leur plus haut niveau depuis le 29 avril dernier, alors que les attaques des Houthis du Yémen en Arabie saoudite ont ravivé les craintes de nouvelles perturbations de l'approvisionnement.
Les rebelles yéménites, alliés de l'Iran, ont déclaré lundi avoir ciblé les stations de pompage de l'oléoduc Est-Ouest saoudien ainsi que l'aéroport de Ryad, mais les informations selon lesquelles des médiateurs qataris se trouvaient dimanche à Téhéran ont apaisé dans une certaine mesure la pression.
Des hauts responsables des pays signataires de l'"accord de La Mecque" - l'Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan - doivent par ailleurs rencontrer lundi dans la capitale iranienne des responsables du régime pour discuter de la coordination régionale, ont indiqué deux sources proches du dossier.
L'inflation provoquée par le conflit est plus que jamais présente dans l'esprit des investisseurs en cette semaine de décisions de politique monétaire des banques centrales, notamment celle de la Réserve fédérale américaine (Fed) mercredi et celle de la Banque centrale européenne (BCE) jeudi.
Ces deux institutions devraient maintenir leurs taux inchangés cette fois-ci, mais les marchés anticipent de nouvelles hausses en décembre, les prix restant bien au-dessus de leurs objectifs.
"Le message principal que font passer les banques centrales mondiales, confrontées aux surprises macroéconomiques de cette année, est qu'un cycle de hausse des taux relativement modéré est en cours", déclare Bruce Kasman, économiste chez JPMorgan.
Également au programme de la semaine, les banques centrales du Canada et de Nouvelle-Zélande devraient en revanche annoncer un relèvement de leurs taux respectifs, tandis que la Banque du Japon (BoJ) est attendue sur un statu quo.
Les investissements dans l'intelligence artificielle (IA) devraient en outre continuer à occuper les investisseurs, avec la publication cette semaine des résultats trimestriels d'Alphabet, de Microsoft et d'Amazon, alors que les doutes quant à la pérennité du rallye qui a connu le secteur refont surface.
Le calendrier des résultats est également très chargé en Europe, avec, par exemple, TotalEnergies, Danone ou Renault au programme, sans parler des banques françaises BNP Paribas , Société Générale et Crédit Agricole, qui viennent de traverser une semaine difficile en Bourse dans un contexte de prudence vis-à-vis des actifs de la deuxième économie de la zone euro, dont les rendements souverains ont récemment atteint de nouveaux sommets.
L'agence de notation Moody's a toutefois décidé vendredi de maintenir la note de crédit de la France à "Aa3", assortie d'une perspective négative, alors que la plupart des analystes s'attendaient à une dégradation à "A1".