Les principales Bourses européennes sont attendues en légère baisse vendredi à l'ouverture, après un rebond la veille et alors que l'incertitude plane sur l'avenir du protocole d'accord entre les États-Unis et l'Iran, gravement fragilisé cette semaine par la reprise des hostilités entre les deux parties.
D'après les premières indications disponibles, le CAC 40 parisien pourrait perdre 0,09% à l'ouverture.
Les contrats à terme signalent une baisse de 0,07% pour le Dax à Francfort et de 0,02% Stoxx 600, tandis que le FTSE de la Bourse de Londres devrait ouvrir sur un léger gain (+0,05%).
Les investisseurs devraient faire preuve de prudence vendredi dans un contexte géopolitique tendu. Les nouvelles attaques américaines contre l'Iran et les représailles de Téhéran contre des cibles au Koweït, au Qatar et à Bahreïn mettent en évidence la complexité du chemin à parcourir pour parvenir à une paix durable au Moyen-Orient et à une normalisation du trafic dans le détroit stratégique d'Ormuz.
Les contrats à terme sur le Brent de la mer du Nord, référence mondiale du marché, devraient enregistrer une hausse hebdomadaire d'environ 5%, leur plus forte progression depuis début mai, en raison de la récente escalade militaire entre Washington et Téhéran.
Cette escalade a également ravivé les craintes d'une résurgence de l'inflation, qui n'avaient en réalité jamais disparu. Même si les tensions sur le marché obligataire, observées en début de semaine, se sont apaisées, l'impact de la guerre restera un enjeu majeur à l'approche des réunions des banques centrales prévues à la fin du mois.
Les chiffres définitifs de l'inflation du mois de juin en Allemagne et en France, les deux premières économies de la zone euro, seront publiés ce vendredi et constitueront un avant-goût des données pour l'ensemble de la zone euro, prévues la semaine prochaine. Les estimations préliminaires avaient montré un ralentissement bien accueilli par les marchés, avant que la nouvelle escalade militaire en Iran ne vienne tempérer cette perspective.
Les responsables de la Banque centrale européenne (BCE), réunis en juin, ont pris connaissance de projections montrant que l'inflation resterait supérieure à l'objectif visé à moyen terme malgré les hausses des coûts d'emprunt envisagées, a montré le compte-rendu de leur réunion, publié jeudi.
Sur le plan macroéconomique également, la Banque de France a revu jeudi à la hausse sa prévision de croissance économique de la France pour le deuxième trimestre, la ramenant à 0,2% contre un chiffre stable précédemment, selon ses nouvelles projections publiées jeudi.
Dans le même temps, les valeurs liées à l'IA, qui se redressent après quelques jours de prise de bénéfices, pourraient apporter un soutien aux Bourses, avec le début de cotation ce vendredi sur le marché américain du groupe sud-coréen SK Hynix.