Les principales Bourses européennes sont attendues sur un rebond jeudi à l'ouverture après avoir terminé le veille à un creux d'une semaine avec le regain des tensions au Moyen-Orient et la flambée des cours du pétrole qui en a résulté.
D'après les premières indications disponibles, le CAC 40 parisien pourrait gagner 0,94% à l'ouverture après avoir fini sur une baisse de plus de 2% mercredi.
Les contrats à terme signalent une hausse de 0,78% pour le Dax à Francfort, de 0,4% pour le FTSE à Londres et de 0,8% pour le Stoxx 600.
Les marchés assistent à une recrudescence des tensions au Moyen-Orient qui risque de réduire à néant les espoirs d'une normalisation durable du trafic maritime dans le détroit d'Ormuz et d'aggraver les craintes inflationnistes, alors même qu'elles semblaient s'apaiser quelque peu depuis la signature d'un protocole d'accord entre les Etats-Unis et l'Iran.
Si les Bourses européennes devraient rebondir jeudi, elles resteront sous pression, l'armée américaine ayant continué à frapper des cibles en Iran dans la nuit de mercredi à jeudi pour la deuxième journée consécutive, ce qui a ensuite provoqué des représailles de la part de Téhéran avec des attaques au Koweït et à Bahreïn.
Washington avait déjà mené mardi soir des frappes en Iran, présentées comme une réponse à l'attaque imputée à Téhéran de pétroliers dans le détroit d'Ormuz, et le président américain, Donald Trump, était même allé jusqu'à affirmer le lendemain que l'accord provisoire signé entre les deux parties en juin était mort.
Cependant, fidèle à son habitude aux revirements, et après avoir déclaré mercredi qu'il ne souhaitait plus négocier avec l'Iran, Donald Trump a dit jeudi que Téhéran avait pris contact et souhaitait "conclure un accord".
La reprise des attaques assombrit les perspectives d'une paix durable dans la région et a eu un effet immédiat sur les cours du pétrole, qui ont clôturé la séance de mercredi sur un gain d'environ 5%, leur plus haut niveau depuis le 19 juin.
Les cours évoluent peu jeudi, celui du Brent grappillant 0,97% à 78,78 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) 0,99% à 74,25 dollars.
La tension est de retour sur le marché obligataire également, les opérateurs renforçant une nouvelle fois leurs paris sur une hausse des taux en raison des derniers développements au Moyen-Orient.
Les préoccupations à l'égard d'une inflation élevée ont été au coeur de la réunion de juin de la Réserve fédérale américaine (Fed), montre le compte-rendu publié mercredi, plusieurs responsables ayant estimé qu'il serait propice de relever immédiatement les taux d'intérêt.
La Banque centrale européenne (BCE) publiera quant à elle ce jeudi le compte-rendu de sa réunion du mois dernier.