Les principales Bourses européennes sont attendues en baisse mercredi à l'ouverture, les nouvelles tensions au Moyen-Orient faisant grimper les cours du pétrole, tandis que la vague de ventes se poursuit dans le secteur des puces sur les Bourses asiatiques et que les investisseurs attendent la décision de politique monétaire de la Fed dans la soirée.
La tendance pourrait également fluctuer en raison de l'afflux de résultats financiers d'entreprises européennes attendus avant la cloche.
D'après les premières indications disponibles, le CAC 40 parisien pourrait perdre 0,06% à l'ouverture.
Les contrats à terme signalent une baisse de 0,42% pour le Dax à Francfort, de 0,14% pour le FTSE à Londres et de 0,2% pour le Stoxx 600.
La prudence devrait prévaloir lors de cette séance tendue sur tous les fronts, à commencer par la géopolitique, les investisseurs ayant été réveillés par la nouvelle de la rupture brutale de la trêve qui prévalait au Moyen-Orient depuis le week-end dernier.
L'armée américaine a déclaré avoir intercepté mardi soir des missiles balistiques lancés par l'Iran en direction des troupes américaines au Moyen-Orient et a mené des frappes contre des milices pro-Iran en Irak en collaboration avec l'armée saoudienne, Ryad ayant décrit cette opération comme une réponse aux récentes attaques aux drones contre des sites pétroliers saoudiens.
Téhéran a par ailleurs rejeté la proposition d'Oman visant à une gestion conjointe régionale du détroit d'Ormuz, a déclaré mercredi à Reuters un haut responsable iranien.
"Cette dernière attaque montre bien que les deux parties sont encore loin de résoudre le différend fondamental concernant le passage par le détroit d'Ormuz, qui avait entraîné l'échec du précédent protocole d'accord", note Tony Sycamore, analyste chez IG.
Les conséquences de cette recrudescence des tensions se font déjà sentir sur les cours du pétrole, qui mettent fin à trois séances consécutives de baisse et renforcent les craintes inflationnistes déjà vives parmi les opérateurs.
Le Brent avance de 3,79% à 87,28 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) gagne 3,46% à 82,00 dollars.
L'évolution des prix de l'énergie sera sans aucun doute un élément clé dans les délibérations de la banque centrale américaine, qui annoncera ce mercredi soir sa décision concernant les taux d'intérêt.
La plupart des opérateurs s'attendent à un statu quo, mais les paris en faveur d'une hausse avoisinent un tiers, ce qui témoigne de la nervosité provoquée par l'inflation liée aux fluctuations du conflit au Moyen-Orient.
Comme si cela ne suffisait pas, le secteur des semi-conducteurs reste sous pression, provoquant de fortes baisses sur les Bourses asiatiques, sur fond de doutes concernant les capitalisations liées à l'essor de l'IA et avant que Microsoft et Meta ne publient leurs résultats plus tard dans la journée.
Avec Reuters