Le Brent évoluait lundi sous la barre des 72 dollars le baril, proche de son plus bas niveau depuis fin février. Les cours restent pénalisés par la reprise progressive des flux énergétiques transitant par le détroit d’Ormuz et par les anticipations d’une nouvelle hausse de la production de l’OPEP+.
Les membres de l’alliance ont approuvé une augmentation modeste de leurs quotas de production collective pour le mois prochain. Sept pays, emmenés par l’Arabie saoudite et la Russie, ont accepté de relever leur production de 188.000 barils par jour.
Cette décision traduit la confiance du groupe dans la capacité du marché à absorber des volumes supplémentaires, alors que la situation au Moyen-Orient montre des signes de stabilisation.
Les principaux producteurs du Golfe persique ont également renforcé leur offre. Les exportations saoudiennes se rapprochent des niveaux d’avant-guerre, tandis que les Émirats arabes unis, qui avaient quitté l’OPEP pendant le conflit, ont rétabli leurs livraisons.
En parallèle, le trafic des pétroliers et méthaniers dans le détroit d’Ormuz a montré des signes de normalisation dimanche, après les demi-tours et détours inexpliqués observés la veille sur cette route stratégique du commerce énergétique mondial.
Dans ce contexte, les craintes d’un excès d’offre reprennent le dessus sur la prime de risque géopolitique qui avait soutenu les cours ces dernières semaines.