Les principales Bourses européennes sont attendues en baisse lundi à l'ouverture, le regain de tensions au Moyen-Orient et la fermeture du détroit d'Ormuz inquiétant de nouveau les marchés, alors que s'ouvre une semaine de résultats d'entreprises.
D'après les premières indications disponibles, le CAC 40 parisien pourrait perdre 0,68% à l'ouverture.
Les contrats à terme signalent une baisse de 0,73% pour le Dax à Francfort, de 0,23% pour le FTSE à Londres et de 0,53% pour le Stoxx 600.
Le contexte géopolitique pèse une fois de plus sur les marchés, alors que la marine du Corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI) a annoncé dimanche avoir fermé le détroit d'Ormuz jusqu'à nouvel ordre, ont rapporté les médias officiels iraniens.
Dans la foulée, l'armée américaine a déclaré dimanche soir mener de nouvelles frappes en Iran avec l'objectif annoncé d'enrayer les capacités militaires iraniennes près du détroit d'Ormuz.
Cette reprise des hostilités intervient après que le président américain Donald Trump a déclaré mercredi que le cessez-le-feu conclu en juin entre les deux pays ne tenait plus.
Ce regain de tensions géopolitiques vient ainsi raviver sur les marchés les risques d'inflation à l'échelle mondiale, tandis que la saison des résultats semestriels démarre, avec notamment les publications des banques américaines attendues mardi.
Les chiffres de l'inflation aux États-Unis pour le mois de juin, qui seront publiés mardi, pourraient indiquer un certain ralentissement du taux global de 4,2% en raison de la baisse des prix du carburant, même si cette tendance devrait en partie s'inverser maintenant que le prix du pétrole repart à la hausse.
Dans le sillage de la fermeture du détroit d'Ormuz, le Brent s'approche de nouveau des 80 dollars le baril.
Six navires ont traversé le détroit d'Ormuz dimanche, selon les données de suivi maritime fournies par Kpler, soit le nombre le plus faible enregistré depuis cinq semaines.
"Les espoirs d’une résolution relativement rapide des récents affrontements pourraient être remis en cause après l’escalade des tensions survenue ce week-end", ont déclaré les analystes d’ANZ dans une note.
Les cours pétroliers sursautent à la suite de l'annonce de la nouvelle fermeture du détroit d'Ormuz, artère vitale de l'approvisionnement mondial en brut.
Tony Sycamore, analyste chez IG Markets, a estimé que la hausse relativement modérée des cours du pétrole suggérait que le marché considérait que la flambée actuelle constituait une escalade au sein d’une trêve fragile, sans pour autant signifier un effondrement total du cessez-le-feu.
"Il reste à voir dans quelle mesure ce point de vue est fondé", a-t-il indiqué dans une note.
Le Brent augmente de 3,93% à 79,00 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) prend 4,05% à 74,30 dollars.
Avec Reuters