Les principales Bourses européennes sont attendues sur de faibles variations mardi, l'intensification de la guerre en Iran, entrée dans son deuxième mois, ne permettant pas de tabler sur une poursuite franche du rebond alors que les investisseurs continuent de redouter un choc énergétique et un risque de récession économique.
D'après les premières indications disponibles, le CAC 40 parisien devrait grappiller 0,02% à l'ouverture. Le Dax à Francfort pourrait avancer de 0,70%, tandis que le FTSE 100 à Londres devrait ouvrir en repli de 0,16. L'indice EuroStoxx 50 est attendu en progression de 0,55% et le Stoxx 600 en hausse de 0,26%.
Au 32e jour de guerre au Moyen-Orient à laquelle les Houthis, alliés de l'Iran, ont désormais pris part, aucune issue ne se dessine, bien que Donald Trump se dise disposé à stopper la campagne militaire américaine même en l'absence d'une réouverture du détroit d'Ormuz, selon le Wall Street Journal.
ette inflexion suffit néanmoins pour le moment à apporter un peu d'accalmie sur les marchés, avec un nouveau recul des rendements obligataires américains, une légère baisse de la volatilité sur le VIX et une dépréciation du dollar.
Mais signe de la fragilité de l'ensemble du tableau, l'or se raffermit mardi, au-dessus de 4.550 dollars l'once, tandis que les cours du pétrole repartent à la hausse, le baril de Brent ayant gagné 60% rien que sur le mois de mars.
Sur l'ensemble du mois, l'indice CAC 40 a perdu à ce stade 9,42%, le Stoxx 600 paneuropéen 8,38%, tandis que le secteur des ressources de base en Europe a abandonné plus de 11%, la hausse des coûts du carburant, du fret et des assurances alourdissant les coûts des sociétés minières et amplifiant les inquiétudes concernant la demande.
"Le plus grand défi pour nous, en tant qu'investisseurs, aujourd'hui, c'est l'éventail extrêmement large des issues possibles (à la guerre)", souligne Eren Osman, gestionnaire de patrimoine chez Arbuthnot Latham. Selon lui, une réouverture du détroit d'Ormuz sera essentielle pour calmer durablement les investisseurs.
En attendant, outre le contexte géopolitique, les investisseurs doivent analyser pour la séance du jour pléthore d'indicateurs macroéconomiques comme l'inflation en zone euro, la confiance du consommateur américain et l'indicateur Jolts sur les offres d'emploi aux Etats-Unis.
Dans les indicateurs déjà publiés, en Allemagne, les ventes au détail ont affiché une baisse surprise en février, tandis qu'en Grande-Bretagne, l'économie a à peine progressé fin 2025 avec un produit intérieur brut (PIB) en hausse de 0,1% sur la période octobre-décembre.
Avec Reuters