La présidente de la Banque centrale européenne, Christine Lagarde, a plaidé mercredi pour une « révision profonde » de l’économie européenne, estimant que le continent fait face à « un lever de rideau sur un nouvel ordre international », dans un contexte de montée des tensions commerciales avec les États-Unis.
S'exprimant sur la station de radio RTL, Christine Lagarde a dit anticiper seulement un léger effet inflationniste des droits de douane américains, avec un impact plus fort sur l'Allemagne que sur la France. Elle a ajouté que les pays européens seraient beaucoup plus forts s'ils supprimaient les barrières commerciales non tarifaires au sein de l'Union.
"Comme on a une inflation maîtrisée à 1,9%, l'impact (des droits de douane) sera minimal. Ce qui est beaucoup plus grave, et là je pèse mes mots, c'est le degré d'incertitude qui est créé par ces revirements constants", a-t-elle déclaré.
Après la menace durant le week-end de droits de douane contre les pays s'opposant à son projet de rachat du Groenland, le président américain a renchéri lundi avec des taxes de 200% sur les vins et champagnes français si Emmanuel Macron ne rejoignait pas le "Conseil de la paix", son projet destiné à résoudre les conflits internationaux.