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Résultats préliminaires de l’économie marocaine en 2017

Vendredi 26 Janvier 2018 - PAR bourse news

La croissance de l'économie marocaine devrait s'établir à 4,6% en 2017 contre 1,2% en 2016, a déclaré, vendredi à Rabat, le ministre de l’Economie et des Finances, Mohamed Boussaid.

Cette performance est due notamment à l’amélioration de la valeur ajoutée agricole de 15,4 % en moyenne des trois trimestres de 2017 contre -12,5 % au cours de la même période un an auparavant, a expliqué le ministre lors d’un point de presse consacré à la présentation des résultats préliminaires de l’économie marocaine en 2017.

Ce résultat est attribué aussi à l’amélioration du rythme de croissance de la valeur ajoutée non agricole (+2,6 % en moyenne des trois premiers trimestres de 2017 contre (+2,1 % en 2016) à la faveur de la bonne performance des secteurs de l’industrie de transformation, des mines et du tourisme, ainsi qu’à la contribution positive du solde des échanges extérieurs à la croissance de 0,8 point en moyenne contre -4,5 points au cours de la même période un an auparavant, a ajouté Boussaid.

Le ministre a fait aussi état du ralentissement du taux d’inflation à 0,7 % en 2017 contre 1,6 % l’an précédent, en raison de la stabilité des prix des produits alimentaires. Il a en outre souligné la création nette de 89.000 emplois entre le troisième trimestre de 2016 et la même période de 2017 dont 54.000 postes rémunérés et 35.000 non rémunérés, ajoutant que le taux de chômage a accusé une légère hausse passant de 10,4 à 10,6 % en raison notamment de la progression de la population active (+1,1 %) et l’augmentation du volume de l’emploi (+0,9 %). Il a précisé en ce sens que la hausse du chômage n’a concerné que le milieu urbain avec 0,4 point pour s’établir à 14,9 %. Pour ce qui est des échanges extérieurs, le ministre a indiqué que le déficit commercial a enregistré un léger accroissement de +2,6 %, en relation avec l’augmentation de 6,3 % des importations, liée notamment au renchérissement des cours du pétrole sur le marché international (effet prix), mettant en avant la bonne performance des exportations (+9,3 %) à la fois de l’OCP et des autres métiers mondiaux du Maroc (MMM), ce qui a contribué à une amélioration du taux de couverture de 1,5 point. 

 

 Boussaid a expliqué à cet égard que les métiers mondiaux du Maroc ont poursuivi leur bonne performance (+8 %), notamment l’aéronautique (+18,4 %), l’industrie alimentaire (+8,8 %), l’électronique (+8,5 %), l’automobile (+7,1 %) et le textile (+5,9 %), notant que cette évolution devra se renforcer davantage avec la mise en œuvre des écosystèmes engagés dans le cadre de la stratégie d’accélération industrielle.

Il a en outre indiqué que le déficit du compte courant devrait revenir à environ 4 pc en 2017 contre 4,4 pc durant l’exercice précédent grâce notamment au bon comportement des exportations et ce malgré le renchérissement de la facture énergétique et le maintien des importations de biens d’équipement à un niveau élevé en relation notamment avec les efforts d’investissements de projets de grande envergure.

Sur un autre volet, le ministre a fait état de la poursuite de la reprise des réserves de change après avoir enregistré une forte baisse de 48 MMDH au 7 juillet 2017 par rapport à fin 2016, en relation notamment avec les anticipations des opérateurs du passage vers un régime de change plus flexible, expliquant que la baisse à fin décembre 2017 a été ramenée à 8 MMDH par rapport à fin 2016,.

Les réserves internationales nettes se maintiennent ainsi à un niveau équivalent à plus de 6 mois d’importations tandis que les avoirs extérieurs nets des banques ont augmenté de près de 30 MMDH.

Dans le volet se rapportant aux finances publiques en matière d’exécution de la Loi de finances 2017, M. Boussaid a relevé que le déficit budgétaire hors privatisation s’est établi à 3,5 % du PIB, ce qui est conforme aux prévisions et en amélioration par rapport à son niveau de 2016 (4,1 %), expliquant que ce résultat a été obtenu grâce à une maitrise des dépenses courantes et une meilleure mobilisation des recettes, et ce en dépit de la poursuite de l’accélération de l’investissement.

 

Avec MAP/ 

Ministère de l'Economie et des Finances
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