Le résultat net part du groupe de Cosumar s’établit à 333 MDH à fin juin 2026, contre 387 MDH un an auparavant, soit un recul de près de 14%. Le chiffre d’affaires consolidé diminue de 10%, à 4,83 milliards de dirhams.
Le groupe explique principalement la contraction de ses revenus par la baisse des cours mondiaux du sucre, qui a pesé sur le chiffre d’affaires à l’export. Le semestre a également été affecté par les inondations dans le Gharb et le Loukkos, ainsi que par les perturbations des flux portuaires survenues au premier trimestre, touchant les opérations d’importation et d’exportation.
L’amélioration des conditions logistiques au deuxième trimestre a toutefois permis de rattraper une part significative du décalage des volumes enregistré en début d’année. Cosumar estime que la normalisation progressive du trafic portuaire au second semestre devrait lui permettre de s’inscrire dans les objectifs de son budget 2026, sans les chiffrer dans le communiqué.
À l’export, le groupe fait état d’un rebond significatif des cours du sucre depuis début août, accompagné d’une forte progression de la prime de blanc. Cette évolution renforce, selon Cosumar, les perspectives de ses activités de raffinage et d’exportation. Ses capacités de raffinage dépassent 7.000 tonnes par jour.
Sur le volet agricole, l’amélioration du remplissage des barrages soutient les perspectives de la campagne 2026/2027, pour laquelle Cosumar envisage plus de 60.000 hectares de cultures sucrières.
Le groupe prévoit par ailleurs la mise en service industrielle de son projet de gaz carbonique liquide et les premières livraisons au cours du premier trimestre 2027.