Le RNPG agrégé des 72 sociétés étudiées par BKGR progresse de 12,9% à 29,6 milliards de dirhams au premier semestre 2026. Cette hausse reste fortement concentrée sur les minières, Managem représentant à elle seule près de 3,4 milliards de dirhams de contribution supplémentaire.
Les revenus agrégés des sociétés cotées suivies par BMCE Capital Global Research ont progressé de 10,3% au premier semestre 2026, passant de 171,9 à 189,6 milliards de dirhams.
Le périmètre étudié comprend 72 sociétés. CTM, Ennakl, IBM, Involys et Med Paper en sont exclues, leurs résultats n’ayant pas encore été publiés au moment de l’élaboration de la note.
Les revenus des valeurs industrielles ont augmenté de 13,2% à 124,8 milliards de dirhams. Les primes acquises nettes des compagnies d’assurances ont progressé de 21,4% à 13,7 milliards, tandis que le produit net bancaire des financières s’est apprécié de 1,6% à 51,2 milliards. Hors sociétés minières, la croissance du chiffre d’affaires agrégé ressort à 6%.
Le résultat d’exploitation cumulé de la cote s’est établi à 56,6 milliards de dirhams, en hausse de 5,4%. Corrigée de l’effet de la rétrocession comptabilisée par Maroc Telecom au premier semestre 2025 dans le cadre du litige avec Wana Corporate, la progression atteint 9,5%.
Les industrielles ont dégagé un résultat opérationnel de 25,5 milliards de dirhams, en hausse de 14,8%, avec une marge pratiquement stable à 20,4%. Cette évolution a notamment bénéficié des performances des minières, des valeurs technologiques et de plusieurs sociétés des matériaux de construction. Hors secteur minier, le résultat d’exploitation agrégé aurait reculé de 3%.
Le résultat brut d’exploitation des financières a diminué de 1,8% à 29,6 milliards de dirhams, principalement sous l’effet du recul enregistré par BCP. Le résultat technique des assurances et du courtage a, en revanche, progressé de 12,6% à 1,6 milliard.
Le RNPG cumulé de la cote a atteint 29,6 milliards de dirhams, contre 26,2 milliards au premier semestre 2025, soit une hausse de 12,9%.
Le secteur minier a dégagé un bénéfice cumulé de 4,2 milliards de dirhams, contre 563 MDH un an auparavant. Managem représente l’essentiel de cette évolution avec un RNPG de 3,78 milliards, après 380 MDH au premier semestre 2025. CMT a enregistré un résultat de 187 MDH et SMI de 243 MDH.
Selon BKGR, Managem contribue à hauteur de près de 3,4 milliards de dirhams à la variation du bénéfice agrégé. Hors Managem, le RNPG global serait resté globalement stable. Après neutralisation simultanée de la contribution des minières et de la rétrocession exceptionnelle enregistrée par Maroc Telecom en 2025, la croissance bénéficiaire ressort à 4,3%.
Les industrielles affichent au total un RNPG de 14,7 milliards de dirhams, en hausse de 20,3%. Parmi les évolutions relevées par BKGR figurent le retour de HPS aux bénéfices, avec un RNPG de 35 MDH, ainsi que les progressions de LabelVie à 370 MDH, Sonasid à 167 MDH et Marsa Maroc à 869 MDH. Le résultat de Risma atteint 313 MDH et comprend 169 MDH liés à des cessions d’actifs.
Le bénéfice cumulé des financières a progressé de 6,7% à 13,7 milliards de dirhams, soutenu par une baisse de 35% du coût du risque. BKGR relève que BCP représente 68% de cette amélioration et que ses comptes sociaux intègrent une reprise de provisions proche de 1,5 milliard.
Dans les assurances et le courtage, le RNPG s’est apprécié de 3,4% à 1,2 milliard de dirhams. La progression du résultat technique a été en partie compensée par un résultat non technique déficitaire de 269,5 MDH.
Les télécoms ont constitué la principale contribution négative à la variation des bénéfices, à hauteur de 1,65 milliard de dirhams, en raison de l’effet de base lié au produit exceptionnel comptabilisé par Maroc Telecom en 2025. Le RNPG du secteur agroalimentaire et des boissons a reculé de 27,3%.
Le périmètre de 40 valeurs couvert par les prévisions de BKGR a réalisé 51,8% du RNPG annuel attendu. Le taux de réalisation ressort à 55% pour les financières, 50,2% pour les industrielles et 44,6% pour les assurances et le courtage. Ces prévisions n’avaient pas encore été actualisées après les publications semestrielles.