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Revue de presse économique du 15 avril 2019

Lundi 15 Avril 2019 - PAR

Voici les principaux titres développés par la presse nationale de ce lundi :

• Dans un message adressé à la session extraordinaire de la Conférence des chefs d'Etat et de gouvernement de la Communauté des Etats sahélo-sahariens (CEN-SAD), tenue samedi à N'Djamena, Sa Majesté le Roi Mohammed VI a affirmé que l'action de la CEN-SAD en matière de maintien de la paix et de la sécurité dans l'espace sahélo-saharien devrait être sous-tendue par les principes du respect de la souveraineté des Etats, de leur intégrité territoriale et de non-ingérence dans leurs affaires intérieures, et, corrélativement, par les voies privilégiées du dialogue, de la médiation, des bons offices et de la diplomatie préventive. Le Souverain a également souligné l’importance de la mise en œuvre effective de la stratégie de lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent, ainsi que l’opérationnalisation de la Stratégie de Sécurité et de Développement de la CEN-SAD (2015-2050).

• À peine 11% des Marocains font confiance au système fiscal et près des deux tiers sont extrêmement critiques sur les taux qu’ils considèrent peu raisonnables, selon une étude-choc réalisée par Ipsos et Groupe Le Matin. Les avis sont également mitigés sur la légitimité du système d’imposition et l’expérience avec le Fisc n’est pas toujours bien vécue, ce qui justifierait en partie la méfiance des citoyens. Les résultats de cette enquête, dévoilés lors de la troisième Matinale de la Fiscalité organisée par Groupe Le Matin, montrent néanmoins que les Marocains n’ont pas grande connaissance des impôts et taxes

L’Economiste

• Droit d’accès à l’information. L’Agence nationale de réglementation des télécommunications (ANRT) donne l’exemple. Son directeur général Azzelarab Hassibi désigne les cinq fonctionnaires chargés de recevoir les demandes d’information des citoyens. Une première. Cette décision intervient quelques jours après l’entrée en vigueur de la loi sur le droit d’accès à l’information, le 12 mars 2019. En anticipant, le régulateur télécom devient le premier établissement public à se conformer à la loi 31-13.

• IR : la double peine des classes moyennes. Sur le podium de la pression fiscale, les salariés occupent la marche la plus haute. En effet, ils subissent le taux d’imposition marginal le plus élevé : 38%. Le barème de taxation des salaires est basé sur le principe de la progressivité depuis plusieurs années. Il reste qu’au vu de toutes les autres catégories de contribuables (médecins, avocats, notaires commerçants…), les salariés supportent la charge la plus élevée via la retenue à la source. Ainsi, sur les 42 milliards de dirhams apportés par l’IR, les prélèvements sur salaire représentent 73%. Les salariés du privé contribuent à eux seuls à 40% des recettes au titre de l’impôt sur le revenu. D’autres catégories de contribuables (médecins, pharmaciens, notaires, architectes, avocats…) ne contribuent qu’à hauteur de 2%.
Aujourd'hui le Maroc

• Pas mois de 300 bâtisses menaçant ruine sont ciblées par la commue urbaine de la ville de Rabat et la société Rabat Région aménagements. Il s’agit des travaux de démolition ou de confortement de ces constructions menacées d’effondrement. Pour l’heure, la réalisation des études techniques, suivi, contrôle et pilotage des travaux n’a été confiée à aucun bureau d’études. Pour y parvenir, la commune urbaine de Rabat (en sa qualité de maître d’ouvrage) et la société Rabat région aménagements (maître d’ouvrage délégué) viennent de lancer un appel d’offres. Les bureaux d’étude intéressés devraient envoyer leurs dossiers au plus tard le 2 mai prochain. Le bureau qui remportera le marché devra réaliser ses missions dans un délai global de 24 mois.

• L'utilisation des nouvelles technologies dans le domaine engrais se développe davantage. Cette démarche est concrétisée par la signature, d’un partenariat pluriannuel entre le Groupe OCP, l'Université Mohammed VI Polytechnique (UMVIP) et l’international Fertilizer Development Center (IFDC). Outre l'utilisation des nouvelles technologies, ce document est, selon les initiateurs, destiné à l'amélioration des recommandations d'utilisation d’engrais adaptés aux sols et aux cultures, le développement de chaînes de valeur, de systèmes de marché et de la recherche appliquée aux engrais au profit des agriculteurs africains. Ce partenariat a été annoncé à Washington le 11 avril en marge de la signature de l’accord-cadre entre Mostafa Terrab, PDG du Groupe OCP, et Albin Hubscher président de l’IFDC.

Al Bayane

• Le Conseil national des droits de l'Homme (CNDH) organise vendredi à Rabat une rencontre de formation sur la mise en place du mécanisme national de prévention de la torture. Cette rencontre, qui réunira des parties prenantes concernées au niveau national et international (experts, institutionnels et société civile), permettra de mettre en exergue les progrès réalisés dans la mise en place de ce mécanisme et d'identifier et d'échanger les bonnes pratiques en la matière. Dans la perspective de l'opérationnalisation effective du mécanisme national de prévention de la torture, notamment après la nomination des membres du CNDH et des membres de ce mécanisme, le Conseil a renforcé les capacités de son personnel, de la société civile et des personnes chargées de l'application de la loi.

• L’appui aux efforts onusiens visant le renforcement du dialogue et de l’alliance de civilisations a été au centre d’un entretien entre le chef du gouvernement Saad Dine El Otmani et le haut-représentant de l’Alliance des civilisations des Nations unies Miguel Angel Moratinos. Les deux parties ont notamment évoqué les perspectives de coopération et d'échange d'expertises, ainsi que la mise en place de programmes conjoints entre l'organisation onusienne et le Maroc dans les domaines de l'encadrement religieux, de la formation des imams et de la formation à l'utilisation des réseaux sociaux pour lutter contre l'extrémisme et diffuse la culture du dialogue et de la tolérance. Il s'agit aussi de la formation des journalistes et de la formation aux nouvelles techniques de médiation pour la gestion des crises.

L'Opinion :

• La situation des charges et ressources du Trésor a dégagé, à fin mars 2019, un déficit budgétaire de 3,6 milliards de dirhams (MMDH) contre 9,8 MMDH durant la même période un an auparavant, selon la Trésorerie Générale du Royaume (TGR). Ce déficit tient compte d'un solde positif de 12,8 MMDH dégagé par les comptes spéciaux du Trésor (CST) et les services de l'État gérés de manière autonome (SEGMA), précise la TGR dans son bulletin mensuel de statistiques des finances publiques de mars 2019.

• Six mois après son adoption par le Conseil de gouvernement, le 21 juillet 2018, la loi relative à la lute contre les produits dopants dans le domaine du sport, tarde toujours à se concrétiser sur le terrain. En effet, la très attendue Agence Marocaine Antidopage dont on parle depuis plusieurs années et qui aura pour mission d'appliquer cette loi, n'a pas encore vu le jour. En attendant et depuis le début de l'année 2019, le sujet du dopage dans le milieu sportif est revenu avec force aux devants de la scène nationale. Plusieurs affaires se sont succédé durant les deux derniers mois, ressuscitant l'intérêt du public pour ce sujet plus que jamais d'actualité. Dernière affaire en date, celle de la marathonienne française Clémence Calvin qui se serait dérobée au contrôle antidopage auquel devait la soumettre, à Marrakech, une commission de contrôle de la très puissante Agence française de lutte contre le dopage (AFLD), spécialement dépêchée au Maroc.

Libération :

• Le chef du gouvernement, Saâd Dine El Otmani, a affirmé que de "bonnes nouvelles" seront annoncées prochainement dans le cadre du dialogue social. Il a souligné l'importance du consensus entre les différents partenaires sociaux et économiques, dans l'intérêt des salariés. El Otmani annoncera l'"offre" après l'accord définitif qui doit faire l'objet d'un accord entre toutes les parties.

• Habib El Malki, de l'USFP, a été réélu président de la Chambre des représentants, lors d'une séance plénière à l'occasion de l'ouverture de la session printanière de la Chambre. Candidat unique à sa propre succession, il a été réélu pour le reste de la législature 2016-2021, en recueillant 245 voix sur les 290 exprimées, contre 14 bulletins nuls, 18 bulletins blancs et 13 enveloppes vides. Lors de cette séance, le Groupe istiqlalien de l'unité et de l'égalitarisme a annoncé qu'il ne participerait pas au vote.
Al Massae :

• Une première ! Le tribunal administratif d'Oujda a annulé une décision du gouverneur de la province de Berkane privant une étudiante de l'obtention d’une bourse d’étude, bien qu’elle ait fourni tous les documents nécessaires attestant la situation économique modeste de son père. Par cette annulation, le juge administratif aura permis à cette étudiante de jouir de sa bourse.

Akhbar Al Yaoum :

• Saad Dine El Otmani, chef de gouvernement et secrétaire général du PJD, a exprimé son indignation de l’évocation de l’amendement de l’article 47 de la Constitution, qui dispose de nommer le chef du gouvernement du parti arrivé en tête des élections des membres de la Chambre des représentants, estimant que cette démarche est susceptible d’alimenter de la suspicion envers les institutions. S’exprimant devant les parlementaires de son parti, El Otmani a affirmé que ceux qui sont à l’origine de cette révision, à l’instar des tentatives précédentes de réduire le seuil électoral à 6%, ne savent pas comment battre son parti.

Al Ahdath Al Maghribia :

• Le ministre de l’Economie et des Finances, Mohamed Benchaâboun, a tenu une réunion à Washington avec la Directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, à l’occasion de sa participation aux Réunions de printemps de la Banque Mondiale et du FMI. Lors de cette entrevue, qui a eu lieu vendredi, Benchaâboun et Lagarde se sont réjouis de l’état d’avancement des préparatifs afférents à l’organisation des Assemblées Annuelles 2021 du FMI et de la Banque mondiale à Marrakech. À cet égard, Benchaaboun a réaffirmé l’engagement du Maroc d’assurer la bonne réussite de cet important évènement.

Al Alam :

• L’Union générale des travailleurs du Maroc (UGTM) a accepté l’offre du gouvernement relative au dialogue social. L’assemblée générale, qui a tenu une session ordinaire pour examiner cette offre, a souligné avoir accepté cette offre, quoique maigre, vu la situation générale marquée par les crispations, l’indignation et l’érosion du pouvoir d’achat, en plus de la dégradation du niveau des classes moyennes. Le syndicat a expliqué que la hausse des salaires proposée serait une manière de récupérer une partie des prélèvements opérés sur les salaires à cause de la réforme des retraites.
Al Ittihad Al Ichtiraki :

• Driss Lachgar, premier secrétaire de l'USFP, a estimé qu’il est temps de passer d’une approche conventionnelle et injuste qui conçoit la profession comme un élément secondaire qui aide les juges à faire leur travail à une approche juridique et rationnelle qui fait de l’avocat un partenaire du pouvoir judiciaire dans sa mission de consolider et de renforcer la justice. S’exprimant à l’ouverture des travaux du 5ème Congrès des avocats USFP, tenu à M’diq, Lachgar a souligné la nécessité d’œuvrer pour que la profession d’avocat reprenne sa place qui est la sienne et promeuve son rôle afin qu’elle soit un des partenaires essentiels du pouvoir judiciaire.

Bayane Al Yaoum :

• Mohamed Nabil Benabdallah, secrétaire général du PPS, a affirmé que son parti ne se rangerait du coté d’aucune partie concernant les différentes questions qui pourraient faire l’objet de polarisation entre les différents partenaires politiques au cours de la session de printemps, expliquant que le parti du Livre va aborder les différentes questions en fonction de l’intérêt de la nation et loin de tous les calculs politiques intéressés. S’exprimant au cours d’une réunion avec les parlementaires de son parti, Benabdallah a souligné l’importance des initiatives prises par les représentants et les conseillers PPS, faisant savoir que les parlementaires de son parti jouent un rôle important dans la conciliation des vues divergentes exprimées à propos des différentes questions.

Rissalat Al Oumma :

• La population au Maroc a enregistré une croissance démographique rapide durant les 25 dernières années, et ce, malgré le recul du taux de fécondité et la hausse de l’utilisation des méthodes contraceptives parmi les femmes marocaines, selon le Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP). Le nombre d’habitants au Maroc est ainsi passé de 15,7 millions en 1969, à 36,6 millions en 2019, relève un rapport du FNUAP sur l’état de la population mondiale 2019. Le taux de fécondité des femmes âgées entre 15 et 19 ans reste le plus élevé dans la région. Il est évalué à 32 enfants pour 1000 femmes alors qu’en Tunisie, par exemple, il s’établit à 7 pour 1000.

 

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