Lundi 07 Mai 2018

Le pétrole cher profite aux actions, le dollar monte encore

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PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes ont terminé en hausse lundi et Wall Street reste bien orientée, les actions profitant notamment de l’envolée ininterrompue des cours du pétrole sur fond de tensions géopolitiques, tandis que le dollar poursuit sa remontée.

À Paris, le CAC 40 a fini sur un gain de 0,28% (15,37 points) à 5531,42 points, sa meilleure clôture depuis le 29 janvier, et à Francfort, le Dax a progressé de 1% pour clôturer au plus haut depuis le 1er février.

L’indice EuroStoxx 50 a pris 0,38%, le FTSEurofirst 300 0,59% et le Stoxx 600 0,64%.

La Bourse de Londres est restée fermée, la journée étant fériée au Royaume-Uni, ce qui a pesé sur les volumes d’échanges: sur le CAC 40, ceux-ci n’ont pas dépassé 55% de leur moyenne quotidienne des trois derniers mois.

Au moment de la clôture en Europe, Wall Street évoluait elle aussi dans le vert, le Dow Jones s’adjugeant 0,6% et le Nasdaq Composite 0,88%.

L’absence des investisseurs britanniques n’a pas empêché la poursuite de la hausse des cours du pétrole, toujours alimentée par les craintes de reprise des sanctions américaines visant l’Iran et par de nouvelles informations sur les difficultés du Venezuela.

Le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) a franchi le seuil des 70 dollars le baril pour la première fois depuis novembre 2014 et le Brent, à 76,04 dollars, est lui aussi au plus haut depuis près de quatre ans et demi.

“Le rally continu des cours du pétrole a été alimenté par des fondamentaux solides (comme le montre la disparition des stocks excédentaires) mais aussi plus récemment par une montée des tensions géopolitiques avant la date-butoir du 12 mai pour l’extension par le président Trump de l’exemption des sanctions contre l’Iran”, explique Credit Suisse.

Les déboires de la compagnie publique vénézuélienne PDVSA ajoutent à la tension: le groupe américain ConocoPhillips a repris des installations de PDVSA dans les Caraïbes en application d’un jugement d’un tribunal d’arbitrage, selon trois sources de Reuters, ce qui pourrait amplifier les difficultés du Venezuela.

NESTLÉ EN HAUSSE APRÈS UN ACCORD AVEC STARBUCKS

A Wall Street, l’indice S&P de l’énergie (+2,05%) affiche de loin la plus forte hausse sectorielle et en Europe, le Stoxx du pétrole et du gaz a pris 1,23%.

Il a ravi la vedette en toute fin de séance à celui des hautes technologies, en hausse de 1,18% en clôture.

Les valeurs de semi-conducteurs, comme Infineon (+3,48%) et STMicroelectronics (+3,51%) ont profité du nouveau record inscrit par Apple (+1,70%) sur le Nasdaq.

A la traîne, le secteur bancaire a grappillé 0,11% après avoir passé la majeure partie de la journée dans le rouge, pénalisé à la fois par la baisse des rendements obligataires et par la poursuite du repli de Société générale (-0,73%) et BNP Paribas (-0,48%) suite aux résultats trimestriels publiés vendredi.

Sur le marché des emprunts d’Etat, le rendement du Bund allemand à dix ans, référence pour l’ensemble de la zone euro, s’affichait à 0,529% après un plus bas de près de trois semaines à 0,518%.

Il est remonté en toute fin de journée après des déclarations de Peter Praet, l’économiste en chef de la Banque centrale européenne (BCE), selon lesquelles la baisse de l’inflation sous-jacente enregistrée en avril pourrait n’être que temporaire.

Le rendement du Bund avait auparavant souffert des chiffres inférieurs aux attentes des commandes à l’industrie en Allemagne et de l’indice Sentix du sentiment des investisseurs européens, qui plaident contre un resserrement de la politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE).

Celle-ci a par ailleurs souligné dans son bulletin économique mensuel qu’une escalade des tensions commerciales internationales pourrait faire dérailler la reprise économique.

Sur le marché des changes, c’est la hausse du dollar qui reste le facteur dominant: le billet vert s’apprécie de 0,22% face à un panier de devises de référence et l’euro abandonne 0,32% à 1,1920 dollar après être brièvement tombé sous la barre symbolique de 1,19 dollar pour la première fois depuis la fin décembre.

Dans l’actualité des sociétés, Air France-KLM accuse la plus lourde perte du Stoxx 600, une chute de 9,83%, après l’annonce de la prochaine démission de son PDG suite à l’échec du référendum interne sur les salaires. Le titre est tombé à son plus bas niveau depuis avril 2017.

Dans le vert, Nestlé a pris 1,57% après l’annonce d’un accord de 7,15 milliards de dollars (5,98 milliards d’euros) avec l’américain Starbucks (-0,05%) qui permettra au géant suisse de commercialiser des produits à la marque de la chaîne américaine de cafés.

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