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Le cuivre recule, les importations chinoises déçoivent

Vendredi 12 Janvier 2018 - PAR

 

Le cuivre et la plupart des autres métaux de base échangés sur le London Metal Exchange (LME) ont reculé cette semaine et ont terminé en berne, notamment après des données décevantes sur les importations chinoises.

Le cuivre, l'aluminium et le plomb se sont inscrits en légère baisse. L'étain a très légèrement augmenté et le nickel, qui s'est envolé mercredi à 13.200 dollars la tonne, à son plus haut niveau en deux ans et demi, a effacé la majeure partie de ses gains en fin de semaine. Seul le zinc a nettement gagné sur la semaine.

"Les importations chinoises se sont affaissées après un mois de novembre solide", ont résumé les analystes de Capital Economics.

Les importations chinoises de cuivre ont ainsi atteint 450.000 tonnes en décembre, contre 470.000 tonnes le mois précédent et 490.000 tonnes en décembre 2016, ont annoncé les douanes chinoises vendredi.

Pour l'ensemble de 2017, les importations du métal rouge s'établissent à 4,69 millions de tonnes, au plus bas depuis 2013, ont souligné les douanes.

"La politique d'importation de la Chine évolue depuis plusieurs années. Le pays importe plus de minerai de cuivre qu'il transforme dans ses fonderies locales (ce qui ne fait pas passer le métal rouge par le marché mondial, ndlr)", ont commenté les analystes de Commerzbank.

"Les données de décembre étaient toutefois robustes, mais nous nous attendons à ce que les importations reculent plus alors que le pays s'attaque au problème de la pollution et que l'économie chinoise croît moins vite", ont expliqué les analystes de Capital Economics.

D'autres analystes restaient cependant plus confiants dans le potentiel des métaux de base.

"Avec des données sur la croissance industrielle robuste à travers le monde, de possibles perturbations de la production, une Réserve fédérale américaine prudente et des conditions d'emprunt plus souples en Chine, les métaux ont encore du potentiel", ont estimé les analystes d'UniCredit.

La Réserve fédérale américaine (Fed) semble ralentir son programme de hausse des taux directeurs, ce qui affaiblit le dollar et fait gagner du pouvoir d'achat sur les métaux aux investisseurs utilisant d'autres devises pour les acheter.

Le zinc a continué de se démarquer, atteignant vendredi 3.409 dollars la tonne, à son plus haut niveau depuis près de dix ans et demi.

Les analystes de Commerzbank ont noté que les réserves du métal du LME étaient particulièrement basses, entraînant une fièvre d'achats spéculatifs pour profiter d'une offre temporairement réduite.

"La production n'est pas très élevée, et avec une demande robuste dopée par la croissance mondiale, l'offre devrait rester en déficit cette année", ont estimé les analystes de UniCredit.

"Cependant, certaines mines inactives pour l'instant devraient reprendre la production face à cette hausse des prix, et le zinc pourrait peiner sur l'année", ont-ils prévenu.

"La hausse du zinc est particulièrement impressionnante quand on le compare au plomb", a noté Dee Perera, analyste chez Marex Spectron.

Le plomb a atteint lundi 2.610 dollars la tonne, à son plus haut niveau depuis plus de trois mois, avant d'effacer ses gains sur la semaine.

Les cours de ces deux métaux sont souvent comparés car les minerais des deux éléments sont généralement exploités dans les mêmes mines.


Sur le LME, la tonne de cuivre pour livraison dans trois mois s'échangeait à 7.114 dollars vendredi à 12H35 GMT, contre 7.143 dollars le vendredi précédent à 10H40 GMT.

 


L'aluminium valait 2.220,50 dollars la tonne, contre 2.222,50 dollars.

Le plomb valait 2.525 dollars la tonne, contre 2.580 dollars.

L'étain valait 20.240 dollars la tonne, contre 19.875 dollars.

Le nickel valait 12.640 dollars la tonne, contre 12.575 dollars.


Le zinc valait 3.387,50 dollars la tonne, contre 3.366 dollars.

Avec AFP.
 

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